Les peuples de GaïA Mohira (extrait Confinement).pdf


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Tel un animal méfiant mais curieux, le pic du Lizieux leur faisait
face à moins d'un kilomètre. La jeune femme repartit sur le
chemin dans la direction opposée.
Ivanov et Julian suivirent. Le sentier descendait en faisant un arc
de cercle afin de rejoindre les bois. L'air y était humide. L'hiver
étant là, la nature était silencieuse. La jeune femme se jura de
ramener les deux jeunes hommes au printemps ( si ils ne
repartaient pas avant!) quand la nature serait à son avantage.
Julian et Ivanov reprirent leur discussion scientifique. Mohira ne
se mêla pas à la conversation. La balade s’offrant à eux semblait
être un retour en arrière. Dix ans plus tôt, alors qu’elle était jeune
lycéenne, Antoine lui avait fait découvrir ce lieu.
" Grand frère, où es-tu maintenant?" soupira Mohira en jetant un
regard au ciel chargé de nuages sombres. Une bourrasque de vent
vint lui siffler aux oreilles. Mohira eut un sourire. Elle avait autant
envie de rire que de pleurer. "Que la vie est compliquée."
La jeune femme vogua sur ses souvenirs jusqu'à ce que Ivanov
la sorte de ce flot.
- C'est donc cela le sentier de Bonas?
Face à eux, le sentier de Bonas commençait et montait dans la
brume. Le temps changeait rapidement! ce n'était décidément pas
la meilleure période pour faire une balade mais maintenant qu'ils
étaient là, ils n'allaient pas reculer. Julian avança de quelques
mètres, se tourna vers le Russe et la Française et leur dit:
- Allons-y! qu'attendons nous? le ciel est plus haut!
Mohira passa devant lui. Julian lui sourit. Sans réfléchir, elle fit de
même.
Cette partie de la randonnée força les deux hommes à faire
davantage attention où ils posaient les pieds. Mohira gardait la tête
de l’excursion tout en jetant un œil de temps en temps derrière
elle. Il aurait été dommage qu’un de ses deux camarades s’égare.
Elle se remémora sa randonnée avec Antoine, notamment à