Les peuples de GaïA Mohira (extrait Confinement).pdf

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prisonnier doit attendre ici.
- Il y en a pour longtemps? interrogea le lieutenant qui se trouvait
du côté des fenêtres.
- Deux motos d'escorte manquent à l'appel. On attend de leurs
nouvelles.
- Elles ne doivent pas être bien loin! s'exclama l'officier de gauche
qui arborait une moustache grisonnante. Viens par là.
Il tira Henri jusqu'à un des anneaux scellés, prit un jeu de
menottes à sa ceinture et en attacha une au mur, l'autre aux propres
menottes du prisonnier.
- Vous faites quoi? questionna Henri. Vous ne pensez quand même
pas que je vais en profiter pour tenter de m'évader?
- Bien sûr que non, s'amusa le moustachu. Nous appliquons juste
la nouvelle procédure dans un tel cas.
L'officier congédia d'un mouvement de tête la jeune recrue qui les
avait prévenu du retard et reprit.
- Sache que d'une, t'aurais aucune chance de sortir d'ici; de deux:
même si tu sortais d'ici, le palais est encerclé par des policiers, les
médias et tout un tas de gens qui se feraient un plaisir de te passer
une dérouillée.
- Une raison de plus pour moi de rester en si bonne compagnie,
ironisa Henri.
- Toi, Perbet, j't'aime bien, avoua le moustachu. Malgré le fait que
t'aies pris vingt cinq ans pour la connerie que t'as fait et les médias
qui te filent le train, t'as pas pris la grosse tête. Il y a tout un tas de
criminels qui, parce qu'ils sont jugés coupables de vol à l'étalage,
de braquages, se prennent pour des caïds et se sentent obligés de
nous insulter et tenter de nous fausser compagnie.
- A défaut de tenter de nous tuer, ajouta le lieutenant qui se tenait
toujours à la droite du prisonnier.
- La sagesse vient avec l'âge, dit Henri.
- T'as combien déjà? trente cinq ans. T'es trop jeune pour la
sagesse, tes actes l'ont prouvés. T'es juste un gars bourré de
courage, admit l'officier.
- Il fallait plus que du courage pour faire ce que j'ai fait.