Les peuples de GaïA Mohira (extrait Confinement).pdf

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mois plus tard commencèrent le recrutement des universitaires qui
allaient emmagasiner les données à travers le monde. Dans un
même temps, le réseau EchoNet était mis en place: des balises
d'émission autonomes et dédiées à des régions bien définies. A
l'exception des pôles, le globe en fut parsemé. Les données étaient
transmises via un accès Internet vers l'universitaire rattaché à la
balise.
Le choix des universitaires était assez important car la balise en
elle-même ne pouvait stocker les milliers de données récupérées
chaque jour que sur une durée très courte. Les universitaires
devaient donc effectuer un transfert de ces données toutes les vingt
quatre à trente six heures afin de ne rien perdre. Ces informations
étaient emmagasinées dans un disque dur compilant une année
complète.
Six mois plus tard, EchoNet fût lancé. Les universitaires étaient
libres de travailler sur les données obtenues. C'était le point le plus
novateur du projet car il ne se limitait pas aux travaux d'un seul
individu mais d'une centaine. L'éventail de pensées et d'idées était
bien plus large, les découvertes se devaient d'être rapides mais
beaucoup d'universitaires lâchèrent le projet au bout d'un an. Les
sauvegardes journalières et la quantité colossale de données à
éplucher eurent raison de la motivation des trois quarts des
recrues. Les universités parvinrent à en trouver d'autres mais le
souffle novateur du projet s'éteignit. Trente deux membres furent
recensés en 2039. Au début de cette année, une douzaine
seulement. Un article paru il y a deux mois indiqua que le projet
EchoNet allait être stoppé faute de bénévole. Les derniers
utilisateurs, une demi douzaine, devant prochainement rendre le
matériel prêté.
- Tu m'épates, avoua Julian. J'vais amener deux ou trois
précisions. Les balises se divisent en trois parties distinctes: La
structure cubique de trois mètres de côté; celle-ci est enterrée à dix
mètres de profondeur avec neuf paires de binômes de capteurs, des