Les peuples de GaïA Mohira (extrait Confinement).pdf

Aperçu texte
- Comprenez une chose, monsieur Ollier. Nous ne vous aiderons
que si ce livre sert nos intérêts.
- En tant que journaliste, je ne sers que la vérité.
- Je n'ai accepté de vous rencontrer que pour une raison: jusqu'ici,
le Peuple de GaïA a pu compter sur vous pour médiatiser ses
actions. Vous voulez que cela continu?
- Tant que vous restez pacifiques.
- Nos actions l'ont toujours été.
- Exception faite de l'accident du train nucléaire.
- Vous êtes journaliste. Vous devez savoir que cet accident est
antérieur à la création du Peuple de GaïA. De plus, Henri Perbet a
toujours déclaré avoir agi seul. Malgré cela, nombreux sont ceux à
faire l’amalgame. Le Peuple de GaïA y a toujours fait face. Depuis
peu, nous jouissons quand même d’une certaine notoriété; preuve
que les choses changent. Si vous le voulez, vous pouvez rejoindre
nos rangs.
- Proposition intéressante. J'y réfléchirai. Et pour les informations,
je présume que vous me recontacterez mademoiselle, madame...
- Marie. Appelez-moi Marie.
***
- Je me charge de ce sac. Tu peux prendre le linge. Tu as assez
forcé avec les cartons.
Mohira prit le sac bio-plastique contenant les cadeaux de Noël
pour ses deux acolytes. Ivanov l'avait aidé à ramasser ses effets
personnels dont deux boites déjà descendues dans la Fiat 127 et
contenant des papiers, des factures. Mohira avait amené son sac à
dos afin d'y ranger le contenu du tiroir de la table de nuit. Elle
s'était arrangée pour le vider durant l'absence d'Ivanov. Dans ce
capharnaüm de souvenirs, le dernier objet arrivé était un étui de
cuir noir: une blague à tabac renfermant un cure-pipe, un briquet
et une pipe droite. Une fois le transfert effectué dans son sac à dos,
celui-ci contenait les cinq clichés qu'elle possédait de sa famille.
Sa sélection de souvenirs lui pesant sur le dos et les cadeaux pour