Les peuples de GaïA Mohira (extrait Confinement).pdf

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coup de vieux. Il restait pourtant à Mohira quelques affaires
personnelles à récupérer dans ce qui était désormais son ancien
appartement.
″Adieu le Puy!″ Mohira, sans se l'être avouée jusqu'ici, était
satisfaite de ce changement dans sa vie. Sur cette prise de
conscience, elle enfila sa veste, attrapa les clés de sa voiture et
sortit de son nouveau "chez elle". L'air était plutôt frais, pour ne
pas dire froid. Riotord était calme. L'heure tardive en était, bien
sûr, une raison. Mais même en milieu de journée, avec les allées et
venues des écoles primaires et privées, la circulation restait fluide.
Les employés de la Riotord Technologie ne s'aventuraient pas
jusqu'au centre ville. Ils leur suffisaient de traverser la route afin
d'atteindre le snack-bar faisant face à l'imposant portail rouge.
Mohira venait de s'installer au volant de la Fiat lorsque
quelqu'un tapa contre la vitre du côté passager. C'était Ivanov.
- Tu vas quelque part?
- Monte! se contenta de répondre Mohira en déverrouillant la porte
du côté passager.
"Un peu de compagnie ne me fera pas de mal."
- Julian est scotché devant sa console. A cette allure, il aura
terminé son jeu demain matin. Il prétend que ça l'aide à réfléchir.
- Avec Julian, rien ne m'étonne.
Mohira enclencha la marche arrière, manœuvra, et la Fiat 127
s'élança dans la nuit.
- Où allons-nous? demanda de nouveau Ivanov.
- Au Puy en Velay. J'ai besoin de récupérer quelques affaires
personnelles.
- Et le camion?
- Pas besoin. Il n'y a pas grande chose. Juste de la paperasse et
quelques bibelots.
- Tu ne gardes rien d'autres?
- Je vais de l'avant. Et quand tu vois mes anciens meubles, tu
comprends que je préfère en changer.
- La seule nuit que j'ai passée sur ton lit n'était pas la meilleure.