Les peuples de GaïA Mohira (extrait Confinement).pdf

Aperçu texte
Chapitre 9: Avantages
Le téléphone sonna dans la poche d’Ivanov Steeven mais il ne
s'en soucia guère. C'était la troisième fois en dix minutes que son
père tentait de le joindre. "Sans doute veut-il savoir comment s'est
déroulé la signature du contrat." Par précaution, Ivanov avait
coupé la présentation d’appel visuelle. Le HCS-01 ne serait en
vente que dans deux mois. Il était donc préférable de rester discret
dans les lieux publics. Il porta la petite tasse blanche à ses lèvres;
le café était encore chaud. Une serveuse passa devant lui; Ivanov
l'interpella en lui demandant l'addition. Le temps filait: déjà
quatorze heures. Dans une heure trente, Mohira et Julian
regarderaient un avion atterrir sur le tarmac du stratoport de Lyon;
contrairement à ce qu'il leur avait annoncé, Ivanov ne serait pas
dedans.
Il avait profité du confort du jet privé de la société et ce repas
dans la capitale française était la cerise sur le gâteau; du moins,
d'après Gordon Steeven. Ivanov avait beau être son fils, apprécier
la façon dont son père menait ses affaires et la confiance qu'il lui
accordait en l'envoyant traiter des affaires à sa place, une seule
chose en ce jour comptait, quelque chose d'immense qui allait se
mettre en place et qui, d'après ce qu'il avait cru sous entendre des
informations envoyées par son ami Julian, les menait vers un
moment historique.
Et il fallait que ce soit ce jour là que son père l'envoie signer un
contrat. Gordon faisait confiance à son fils tout comme à son
majordome Henri pour apposer leur griffe en son nom sur des
papiers. Mais Gordon Steeven dirigeait sa société tel un empire.
Une armée d'assistants sous ses ordres et des plans de bataille dont
lui seul connaissait les desseins. Ivanov avait donc appris à signer
des contrats sans poser la moindre question. Et si des
interrogations lui venaient à l'esprit, il se tournait vers Henri. Le
majordome avait l’ouïe fine et connaissait l'acoustique de chaque
pièce de la demeure Steeven. Il n'était pas rare que des murmures