Les peuples de GaïA Mohira (extrait Confinement).pdf

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Elle ressortit devant le stratoport et avertit Julian de sa
découverte. Le Québécois semblait contrarié.
- Mohira, je dois faire un tour dans le stratoport. Il faut que je
fasse changer de l'argent et... Enfin, attends Ivanov. Je me
dépêche.
- Mais je fais comment pour le reconnaître? cria-t-elle alors que
son ami entrait en hâte dans le terminal 2.
" C’est Ivanov, notre Russ Boy" fût la seule réponse qui arriva
jusqu'à elle.
Si cette information devait aider Mohira, elle même ne voyait pas
comment. Ce diminutif était un clin d’œil aux origines de Ivanov:
un père américain et une mère russe. "Il porte peut-être une toque
de fourrure sur la tête et un lasso à la ceinture" s'amusa Mohira.
Et pourtant, elle n'était pas vraiment d'humeur. Le temps jouait
contre eux. Entre le stratoport et la Riotord Technologie, il y avait
une heure et demi de route avec une voiture roulant aux
limitations de vitesse. La Fiat 127 jaune ne dépassait pas les cent
kilomètres par heure, ou en de très rares occasions. Sa vitesse de
croisière avoisinait les quatre-vingts, quatre-vingt dix kilomètres
par heure; ils leur faudrait donc récupérer Russ Boy et reprendre la
route au plus tard à seize heure, Pablo Lewis ayant insisté sur la
ponctualité.
Mohira opta pour sa stratégie qui avait bien fonctionné ( ou
presque!) une semaine plus tôt pour récupérer Julian: elle se
positionna donc face à la sortie des arrivées du terminal 2.
Toutefois, elle s'abstint bien de s'asseoir sur un des fauteuils
disponibles. Ce n'était vraiment pas le moment de s'abandonner au
sommeil. L'horloge dans le hall indiquait quinze heures vingt.