Les peuples de GaïA Mohira (extrait Confinement).pdf


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avançait. Elle prit un petit verre et le remplit à moitié de porto.
C'était une de ses habitudes, surtout en hiver. D'après Marion, sa
mère, Mohira tenait ça de son père. Elle n'était en fait pas plus
alcoolique qu'il ne l'avait été lui-même. Pourquoi se refuser ce
petit plaisir avant un repas, tranquillement posée devant la
télévision ou devant l'ordinateur? surtout que les boissons du
commerce étaient très limitées en teneur d’alcool depuis les
dernières réformes contre l’ivresse sur la voie publique.
Mohira regarda les nouvelles sur les réseaux sociaux. Cela lui
prit trente secondes. Elle lança une recherche en vu de trouver le
cadeau de Noël pour sa mère et alla voir sa boite mail dans une
autre fenêtre. Pendant que la page chargeait, elle fit un rapide saut
dans la cuisine pour mettre les pâtes dans l'eau bouillonnante. Elle
allait s'asseoir de nouveau devant l'ordinateur quand son téléphone
émit un petit bip. Elle sortit l'appareil d'une des poches de sa veste.
L'écran indiquait " VOUS AVEZ UN NOUVEAU MESSAGE".
Elle valida. C'était Zack, le garçon qu'elle voyait depuis peu.
"Je croi que sa va pas colé entre nou 2.Bise.Peu etre a+".
″Crétin!″ Ils s'étaient rencontrés dans un bus puis revus deux fois
mais leur dernier rendez-vous ne s'était pas bien fini. Mohira se
retrouvait donc de nouveau célibataire. Elle n'aimait pas ça mais à
bien choisir, il valait bien mieux être seul qu'accompagné par un
crétin.
Elle laissa tomber son portable sur le canapé et retourna en
cuisine pour tourner les pâtes dans l'eau. Elle se rassit devant
l'ordinateur, but une gorgée de porto: un maigre réconfort mais
réconfort quand même. Elle parcourut la liste des nouveaux mails.
Des publicités, des publicités, encore des publicités. Décidément,
des gens devaient penser qu'elles avaient trop d'argent. Seul un
message n'était pas commercial. Elle fût étonnée car elle n'avait
pas eu de nouvelles de l'expéditeur depuis un bon moment.