Les peuples de GaïA Mohira (extrait Confinement).pdf


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La jeune femme se retourna. La personne qui venait de
l'interpeller n'était autre que Marie Olivier, la voyante qu'elle avait
consulté une semaine plus tôt.
- Bonjour, je ne m'attendais pas à vous trouver ici madame.
- Mohira, faîtes moi plaisir: appelez-moi Marie. Comment vous
portez-vous?
- Je vais bien. En fait, depuis mon passage chez vous, il y a eu
énormément de changements dans mon quotidien. Je me
demandais d'ailleurs si je n'allais pas revenir vous voir
prochainement.
- Au sujet d'un homme?
- Oui. Enfin, non. J'aide un ami sur un projet. C'est tout.
- J'ai de la place après Noël. N'attendez pas le hasard pour prendre
rendez-vous.
- Promis. Vous allez faire des courses vous aussi?
- Non. Je me rends chez des amis et le plus court chemin est par ce
parking.
Après lui avoir souhaité une agréable après-midi, Marie laissa
Mohira prendre la direction du magasin tandis qu'elle même filait
vers ses affaires. La jeune femme se concentra rapidement sur ses
courses. Elle devait faire vite afin de rentrer pour treize heures
trente au plus tard. Ensuite, Elle filerait avec Julian jusqu'au
stratoport Michel Ardan pour récupérer Ivanov. C'était dans des
moments comme celui-là que Mohira regrettait la fermeture des
petits aéroports. Celui de Loudes, le plus proche du Puy en Velay,
n'y avait pas échappé. "Le ciel doit rester bleu": c'était dans ce but
que le monde avait opté pour le renouveau de l'aéronautique.
Mohira avait laissé sa voiture à Julian afin qu'il aille faire le
plein d'essence. La législation interdisait au Québécois, non muni
d'un permis de conduire internationale, de prendre le volant mais
cette petite entorse aux règlements leurs ferait gagner du temps.
Julian avait promis de bien utiliser les "flashers", terme usuel de
l’autre côté de l’océan pour désigner les feux clignotants des