Les peuples de GaïA Mohira (extrait Confinement).pdf

Aperçu texte
jusqu'au second terminal en passant par la zone commerciale. " Je
trouverais peut être un cadeau pour maman!"
Elle passa devant différentes enseignes encore fermées. Derrière
un rideau d'acier, la vendeuse d'une parfumerie mettait en place les
derniers éléments d'un présentoir avant l'ouverture. Seules les
brasseries, les cafés et le point presse étaient ouverts. Mohira entra
dans ce dernier. Des maquettes d'avions en bois, d'autres
gonflables, des poupées hôtesse de l'air et des exemplaires de " De
la terre à la lune" de Jules Verne occupaient les rayonnages au côté
de la presse internationale.
" Bon, pas de cadeau!" Mohira sortit de la boutique et repéra sur
son plan un lieu offrant une vue sur les pistes. En s'approchant,
elle vit un avion sur une voie de roulage se dirigeant vers une des
portes d'embarquement, ou dans le cas présent, de débarquement.
Mohira s'assit sur un des bancs fixés face à cette baie. Le tarmac
de l'aéroport s'étirait devant elle, pas jusqu'à l'horizon mais
suffisamment pour qu'elle se sente toute petite. Lors de ses
randonnées, il lui était bien sûr arrivé de ressentir une telle
impression, que ce soit en haut du pic du Lizieux ou du mont
Mézenc mais c'était face à la nature! se sentir toute petite devant
une construction, c'était nouveau pour elle. De l'autre côté du
tarmac, cinq enceintes carrés d'une cinquantaine de mètres de côté
et de cinq mètres de haut étaient les seules parties des rampes de
lancement visibles depuis la surface. Ces murs bétonnés
protégeaient les voies de catapultages des avions de toutes
intrusions accidentelles.
Le regard de Mohira Pichon perçut de la vapeur sortir d'une des
cinq cheminées situées non loin des terminaux. Avant que son
regard revienne vers les bouches de catapultage, un avion venait
de jaillir du sol. L'oiseau de fer était déjà haut, loin de la terre, en
route pour la stratosphère.
Mohira contempla deux fois ce spectacle avant de revenir elle
même sur terre. Elle prit son téléphone et regarda l'heure: huit